Après avoir reçu 49 signalements d'effets indésirables, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'intéresse aux dangers potentiels associés à l'utilisation de compléments alimentaires contenant de la spiruline.
Depuis le lancement du système de nutrivigilance jusqu'en février 2017, l'Anses a enregistré un total de 49 déclarations d'effets indésirables qui pourraient être liés à la consommation de spiruline. De plus, en 2014, un cas de réaction allergique (angio-oedème facial) avait déjà été signalé après l'ingestion de spiruline.
C'est pourquoi l'Agence a pris l'initiative d'examiner plus en profondeur les effets indésirables potentiels liés à la spiruline, comme indiqué dans un communiqué officiel.
Des réactions variées signalées
En France ainsi qu'à l'échelle européenne, la spiruline est considérée comme un aliment plutôt qu'un médicament. Elle est disponible en vrac ou sous diverses formes telles que la poudre, les gélules ou les comprimés, avec des doses variant de 0,25 à 5 g par jour.
Parmi les signalements d'effets indésirables, dix ont été jugés suffisamment bien documentés pour une analyse détaillée. Quatre de ces cas présentent une imputabilité élevée (vraisemblable ou très vraisemblable) avec des conséquences allant de troubles allergiques à des problèmes gastro-intestinaux, rhumatologiques ou uro-néphrologiques. D'autres effets, comme des réactions dermatologiques, hépatiques ou endocriniennes, ont également été rapportés, bien que leur lien avec la spiruline soit moins établi.
A ces cas géolocalisés via le dispositif de nutrivigilance, il faut ajouter 29 cas d'effets indésirables documentés par les centres antipoison entre 2010 et 2016. Ces effets indésirables comprennent principalement des troubles digestifs (comme vomissements et diarrhées) ainsi que des atteintes hépatiques et des manifestations cutanées comme des érythèmes.
Conseils pour une consommation éclairée
Dans ce contexte, l'ANSM recommande aux consommateurs d'opter pour des circuits d'approvisionnement qui sont soumis à des contrôles rigoureux par les autorités. Elle souligne aussi que des études cliniques devraient être lancées pour déterminer une dose journalière maximale à ne pas dépasser.
De plus, l’Agence déconseille formellement l’utilisation de ces compléments alimentaires pour les personnes souffrant de phénylcétonurie ou ayant un terrain allergique, ainsi que celles présentant des vulnérabilités musculaires ou hépatiques.







