Bascou, deuxième sommation
À chaque automne, j'arrive avec une fervente passion pour un plat osé : le lièvre à la royale. Pour ceux qui cherchent à préserver leur santé, mieux vaut changer de chaîne ! Ce délice va plutôt vous hanter. Pendant les jours précédents, vous laisserez de côté les salades et les smoothies, étant hanté par de tristes pensées nocturnes. En réalité, vous êtes uni à votre lièvre, tissant une connexion délicieuse et atypique.
La préparation d'un chef-d'œuvre culinaire
Votre ami à poils ? Il mijote en secret avec soin. Dans cette lente préparation, il s'immerge dans des saveurs telles que le genièvre, les clous de girofle, et d'autres herbes aromatiques. Préparé avec du foie gras et mariné dans du vin rouge pendant deux jours, le lièvre va passer par une cuisson ininterrompue de plus de vingt heures. Et finalement, c'est au restaurant Bascou, situé rue de Réaumur à Paris, que vous savourerez cette œuvre d'art culinaire.
Une expérience gastronomique saisissante
À table, nous étions cinq, en attente d'une expérience inoubliable. Pas d'entrée, et pas de vin étranger, mais une cuvée d'exception à 45 euros. La première bouchée fut un choc : ce plat vous enveloppe dans une puissance élégante, évoquant une douce lumière de clair de lune. Les souvenirs affluent, comme un rideau qui se lève sur un mille-feuille divin, rappelant celui d'Alain Senderens au Lucas Carton. Sous la baguette de Bertrand Gueneron, le Bascou transforme chaque repas en une célébration. En sortant, l'ambiance du restaurant m'échappa, tant le lièvre continuait à me poursuivre dans la nuit. Pour une addition de 50 euros, vous embarquez pour un tour gustatif sans pareille !







