Ah, la cantine ! Un véritable lieu de concentration d'angoisse gastronomique et sociale. Chacun de nous a un souvenir marquant de ses années passées sur les bancs de l'école, qui revient en mémoire à chaque visite au self d'entreprise. Le meilleur de nos pires traumatismes.
Autrefois, nous n’avions aucun choix concernant l'heure ou le lieu de notre pause déjeuner. À moins d’être externe, ce qui voulait dire manquer les rumeurs du jour, la cantine était inévitabilité. De cette période, certains plats ont laissé une empreinte indélébile de dégoût. C'était le temps des copains, de l'aventure... et des raviolis. Qui ne se souvient pas de ces moments ?
Il y a eu des instants de pure humiliation, comme ce moment où le temps s'est arrêté, le plateau s'est écrasé au sol, et les rires, même des professeurs, ont retenti dans le réfectoire. Une véritable scène de guerre où les chou-fleurs étaient plus que de simples légumes : ils devenaient des projectiles.
Les plats à éviter
Parmi les plats les plus redoutés figuraient les emblématiques mais malheureuses salades piémontaises et les macédoines de légumes, victimes d'une gastronomie maltraitée. Les souvenirs de la langue de bœuf, sauce cornichons, hantent encore de nombreux élèves, de même que les boules de mie de pain flottant dans l'eau.
Quelle abhorrence de mastiquer des betteraves molles et terreuses, des pâtes mal cuites recouvertes d'une sauce insipide. Ou ce jour funeste où on nous a servi... un ragoût de kangourou au lieu de la traditionnelle dinde de Noël. Un véritable choc culinaire ! Ne parlons même pas de la puissante attente devant la vitrine des entrées, espérant qu'il ne s'agit pas du plat du jour.
Les désastres de la cantine
Les rappels désagréables continuent avec le gratin d'endives envahi par des poils non identifiés. Et que dire des moments où l'on devait finir notre dessert sous l'œil attentif de la dame de la cantine, ou encore se faire surprendre en subtilisant un deuxième yaourt au goût de toucan ? Les vendredis, avec leurs fameux poissons panés, n'étaient guère en reste non plus, laissant place à un habituel ras-le-bol, si bien que l'on a pris le parti de transformer nos repas du vendredi en sushis.
Cet article a été actualisé pour rendre hommage à ces souvenirs culinaires d'enfance.







