Les habitants de Schirrhein s'unissent pour conserver leur patrimoine culinaire et culturel au sein d'un livre regroupant 85 recettes, enrichies d'anecdotes et de légendes.
Posséder ses recettes dans un livre, quel bonheur ! D'Kiche dampft, se traduisant par Ça fume en cuisine en alsacien, explore les spécialités culinaires de Schirrhein, un charmant village du Bas-Rhin. Parmi les plats emblématiques, on trouve la recette du Schirraaner Esse, le traditionnel "repas de Schirrhein" à base de pommes de terre et de macaronis, ainsi que le Seuikäas, un pâté qui utilise les parties moins prisées du porc, comme la tête et le foie. Bien que les recettes soient présentées en français, leurs titres sont en alsacien, permettant ainsi de s'immerger dans cette gastronomie riche d'une tradition vivante.
Un livre qui rassemble
Ce projet a pris forme grâce à l'association Hàrzknübbe, qui œuvre pour la préservation de la langue alsacienne, et le dévouement des villageois solidaires envers leur communauté. Ensemble, ils ont lancé cette initiative afin de faire perdurer les coutumes de leur village et de les transmettre à la jeune génération. Les premiers exemplaires du livre ont trouvé preneur avec un succès retentissant : 700 exemplaires écoulés, suivis de 700 nouvelles impressions. Ce succès pourrait inspirer d'autres villages d'Alsace et de France à partager leurs traditions !
Plus que de simples recettes
La gastronomie alsacienne est reconnue mondialement, tant pour ses vins que pour sa manière unique de célébrer Noël avec des marchés foisonnants de vin chaud. En plus de ses recettes, le livre Ça fume en cuisine va au-delà d'un simple recueil : il raconte l’histoire de Schirrhein à travers des anecdotes amusantes, des légendes et des poèmes, révélant ainsi l’histoire d’une communauté. On apprend par exemple que les Schirraaner Eiküeche, les célèbres crêpes de Schirrhein, étaient autrefois cuites d'un seul côté du village. "À cette époque, les maisons se trouvaient seulement d'un côté du village ; de l'autre, c'était la forêt", raconte un villageois pour France 3 Grand Est, ajoutant avec humour : "On croyait vraiment à ces histoires, mais c'était sans doute pour nous faire marcher". Le livre met aussi en lumière l'attachement des riverains à certaines ressources locales, telles que la myrtille, cueillie chaque juin dans la forêt environnante, ou l'aspérule, une herbivore à fleurs blanches qui aurait inspiré une véritable chasse aux sorcières.







