- Prévention des maladies cardio-vasculaires
- Réduction du risque de sclérose en plaques
- Protection contre le cancer du sein
- Diminution du risque de fibromes utérins
Une carence en vitamine D n’affecte pas seulement nos os mais peut également avoir de graves conséquences sur la santé, notamment chez les femmes.
Prévention des maladies cardio-vasculaires
Selon le Dr Paul Dupont, dermatologue, « la vitamine D joue un rôle clé dans la santé cardiovasculaire en préservant la souplesse des vaisseaux, en renforçant les artères et en empêchant le dépôt de calcium sur les parois vasculaires ». Cela aide à contrer les effets néfastes de l'athérosclérose, tels que l'inflammation et la calcification. Une étude récemment présentée au Congrès européen de génétique humaine à Paris suggère également que cette vitamine aide à réguler la pression artérielle, évitant ainsi l'hypertension liée aux carences en vitamine D.
Réduction du risque de sclérose en plaques
Des recherches ont révélé un lien entre la sclérose en plaques, une maladie autoimmune, et de faibles niveaux de vitamine D, souvent observés dans des zones à faible exposition au soleil. Les scientifiques avancent que la vitamine D pourrait aider à réguler le système immunitaire, réduisant ainsi les risques d'inflammation. De plus, une étude dans la revue Neurology a montré que des niveaux élevés de vitamine D pendant la grossesse peuvent diminuer le risque de cette maladie chez la mère et l’enfant.
Protection contre le cancer du sein
Une enquête menée par l'Inserm révèle que les femmes ayant des concentrations élevées de vitamine D pourraient réduire leur risque de cancer du sein de 25 %. Les recherches effectuées à l’Institut Gustave Roussy ont établi qu'un taux supérieur à 27 µg/l pourrait réduire ce risque de 75 % par rapport à celles ayant des niveaux inférieurs à 20 µg/l. Cela interpelle particulièrement dans le contexte des campagnes de prévention qui encouragent l'utilisation de crèmes solaires, souvent responsables de la baisse des niveaux de vitamine D.
Diminution du risque de fibromes utérins
Une étude financée par le ministère américain de la Santé a démontré qu'une carence sévère en vitamine D chez les femmes de plus de 35 ans était associée à un risque accru de fibromes utérins. Ces tumeurs bénignes sur la paroi de l'utérus peuvent engendrer des douleurs importantes, et les femmes avec des taux adéquats de vitamine D ont 32 % moins de risques de développer ces conditions. Le Dr Dupont souligne la nécessité d’un dépistage régulier des niveaux de vitamine D, un examen simple qui pourrait révéler de nombreuses carences dans les pays industrialisés. Des stratégies concrètes doivent être envisagées pour remédier à ces déficiences.







