Une recherche britannique met en lumière une vérité surprenante : adopter un régime alimentaire composé d'aliments peu transformés peut doublier les effets sur la perte de poids par rapport à un régime riche en produits ultra-transformés, même si ce dernier suit les recommandations nutritionnelles officielles.
Moins transformé, plus efficace ?
Pourquoi le degré de transformation des aliments joue-t-il un rôle crucial ?
Une étude approfondie menée au Royaume-Uni démontre clairement que les adultes ayant opté pour un régime fondé sur des aliments peu transformés ont réussi à perdre deux fois plus de poids que ceux qui consommaient des produits ultra-transformés, malgré le respect des recommandations alimentaires du Eatwell Guide.
Publiée dans Nature Medicine, cette recherche a impliqué 55 adultes en surpoids ou obèses. Pendant une période de huit semaines, les participants ont alterné entre deux types de régimes :
- aliments ultra-transformés (UPF),
- aliments minimalement transformés (MPF).
Les résultats révèlent une perte de poids significative : 2,06 % pour le groupe MPF contre 1,05 % pour le groupe UPF, une différence confirmée par des analyses statistiques précises.
Des résultats impressionnants avec des aliments peu transformés
Ceux ayant suivi le régime MPF ont réduit leur apport calorique d'environ 289,9 kcal par jour, tandis que les personnes du groupe UPF n'ont diminué que de 119,5 kcal. Les chercheurs estiment qu'un tel schéma de perte pourrait entraîner jusqu'à 13 % de poids corporel perdu chez les hommes et 9 % chez les femmes sur une année.
Les responsables de l'étude soulignent : "Les personnes ayant fait le choix d'un régime à base d'aliments peu transformés ont montré une perte de poids deux fois plus importante, ce qui indique que réduire la consommation d'aliments transformés peut efficacement aider à maintenir un poids sain".
Des bénéfices au-delà de la simple perte de poids
L'étude ne s'arrête pas là : elle met en avant une diminution plus marquée de la masse grasse chez ceux du groupe MPF, avec une perte de 0,98 kg en huit semaines, contrairement à des résultats négligeables chez les participants au régime UPF. Des indicateurs comme la graisse viscérale et le pourcentage global de graisse corporelle ont également présenté de meilleures baisses dans le groupe MPF.
De plus, le régime MPF a permis un meilleur contrôle des fringales, en particulier pour le sucre et le salé. Cependant, peu de différences significatives ont été notées concernant des marqueurs biologiques tels que la glycémie et le cholestérol. Seuls les triglycérides ont enregistré une baisse significative dans le groupe MPF, tandis que le cholestérol LDL était légèrement réduit chez ceux suivant le régime UPF.
Les chercheurs concluent que bien que les deux régimes respectent les recommandations nutritionnelles, le degré de transformation des aliments se révèle être le facteur déterminant. L'effet positif du MPF peut être attribué à sa densité énergétique plus faible, une texture plus ferme et des saveurs moins addictives, facilitant ainsi une meilleure régulation de l'appétit.
Source : Samuel J. Dicken et al., Ultraprocessed or minimally processed diets following healthy dietary guidelines on weight and cardiometabolic health: a randomized, crossover trial. Nature Medicine, 4 août 2025.







