Face aux dangers potentiels de l'acrylamide, l'Union Européenne a pris une mesure importante en votant pour la proposition de la Commission Européenne visant à diminuer sa présence dans les denrées alimentaires.
Des aliments à risque
Les frites, les toasts et même certaines céréales partagent un point commun : la présence d'acrylamide, une substance formée lors de la cuisson à haute température des aliments, en particulier par la friture ou le rôtissage. Cette molécule est depuis plusieurs années pointée du doigt en raison de ses dangers potentiels pour la santé, notamment son caractère cancérigène. Le 19 juillet dernier, les États membres de l'UE ont donc donné leur accord à une démarche pour encadrer sa concentration dans notre alimentation.
Un nouveau cadre réglementaire en 2018 ?
La réglementation pourrait voir le jour au printemps 2018, à la suite d'une étude de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) parue en 2015, qui a confirmé les risques liés à cette substance. Selon l'AESA, la présence d'acrylamide dans les aliments augmente potentiellement le risque de cancer pour tous les âges. Lorsque cette loi sera appliquée, l'industrie alimentaire devra mettre en œuvre des stratégies pour réduire la présence de cette substance. D'ici là, des gestes simples peuvent être adoptés pour minimiser les risques, comme éviter de garder les pommes de terre crues au réfrigérateur, ce qui en augmente la production d’acrylamide, ou interrompre la cuisson lorsque les aliments prennent une teinte dorée.







