De récentes études ont mis en avant le lien potentiel entre le jeûne intermittent et les maladies cardiaques. Cependant, qu'en est-il vraiment ? Une information a été présentée lors d'une conférence de l'American Heart Association à Chicago, soulevant des préoccupations sur les effets du jeûne intermittent. Les experts, pourtant, ont souligné que cette étude comporte de nombreuses limites.
Comprendre le jeûne intermittent
Le jeûne intermittent est un mode alimentaire qui alterne entre des périodes de nourriture et des périodes de restrictions. Parmi les méthodes les plus populaires, le régime 16/8 consiste à jeûner pendant 16 heures et à se nourrir pendant une fenêtre de 8 heures, entraînant souvent un saut de l'un des repas principaux, comme le petit-déjeuner ou le dîner.
Ce type de régime peut entraîner des résultats positifs, tels qu'une perte de poids, un meilleur contrôle du glucose sanguin et une diminution de la pression artérielle.
Les résultats de l'étude
Cette étude a observé environ 20 000 participants sur une période de huit ans. Les résultats montrent que ceux qui mangeaient au cours d'une période de 8 heures par jour avaient un risque accru de 91% de mortalité par maladies cardiovasculaires comparé à ceux qui mangeaient sur une période de 12 à 16 heures. Toutefois, il est crucial de noter que seul un petit groupe de 414 personnes suivait une alimentation de 8 heures. De plus, le Dr Zhong a noté que ces participants étaient généralement plus jeunes, moins éduqués, avec des revenus moins élevés, et avaient un accès restreint à la nourriture.
Les limites de l'étude
Un point majeur à considérer est que cette étude n'a pas encore été publiée ni validée par des pairs, ce qui soulève des questions sur la fiabilité des conclusions. D'autre part, le Dr Varady a mentionné que la qualité alimentaire des participants n'a pas été suffisamment explorée. En outre, comme l'a indiqué le Dr Satchidananda Panda, il est possible que le groupe des personnes à peine en période de 8 heures ait déjà des problèmes de santé préexistants ou des troubles alimentaires, influençant ainsi leurs choix alimentaires.
En somme, des recherches plus approfondies sont nécessaires pour mieux comprendre les effets du jeûne intermittent sur la santé sur le long terme, a conclu le Dr Zhong.
Source : American Heart Association







