Ce chef de file de la gastronomie française célèbre 20 ans à la tête des cuisines du Bristol, ainsi que 10 ans de trois étoiles Michelin.
Madame Figaro. - Quel trait de caractère vous définit le mieux ?
Éric Frechon. - La rigueur.
Ce dont vous êtes le moins fier ?
Quand ma rigueur frôle le rigorisme.
Ce que vous détestez chez les autres ?
L’approximation, le manque de persévérance.
La valeur qui vous est chère ?
La confiance.
Votre devise ?
A chaque jour, mieux faire qu'hier.
Votre manière de décompresser ?
Rouler à scooter, c’est mon moment de relaxation.
Un indispensable sur une île déserte ?
Du pain et du beurre.
Un dîner parfait chez vous ?
Fricassée de cèpes, poulet rôti savoureux et tarte fine aux pommes.
Les invités rêvés ?
Qu'ils soient célèbres ou non, tant qu'ils sont de bons vivants.
Un cadeau que vous aimez offrir ?
Mes livres de recettes, adaptés aux compétences culinaires de chacun.
Une musique marquante dans votre vie ?
Scorpions, un clin d'œil à ma jeunesse ! J’ai aussi un souvenir mémorable d’un dîner avec Véronique Sanson au piano.
Une rencontre marquante ?
Celle de Paul Bocuse, une influence déterminante pour ma génération. Ma femme m'a offert une journée inoubliable avec lui pour mes 50 ans.
Une ville qui vous ressemble ?
Le Tréport, avec ses paysages entre terre et mer et parfois des tempêtes.
Ce qui vous dérange en cuisine ?
Un mélange de produits d'origine disparate dans une même assiette.
Un ingrédient essentiel ?
Le sel, bien sûr.
Votre luxe ?
Prendre un moment de calme au soleil, à la terrasse d’un café.
Si vous n’aviez pas été cuisinier ?
Un serrurier ou un ébéniste, pour l'amour des métiers d'art.
Le plat qui vous rend fier ?
Tous ceux que j'ai conçus, en particulier mon poireau brûlé aux huîtres, qui est très contemporain.
Un plat que vous rêveriez d'inventer ?
Créer une immersion parfaite autour d'une table, où tout le monde partage la même expérience culinaire dans un moment de convivialité exceptionnelle.
Votre madeleine de Proust ?
Le chocolat noir, avec une préférence pour le Jivara.







