Malgré un apport lipidique général conforme aux recommandations nutritionnelles, la consommation d'oméga 3 chez les Français demeure préoccupante. Ils excèdent en acides gras saturés nocifs pour la santé cardio-vasculaire tout en n'atteignant pas les niveaux d'oméga 3 et 9 nécessaires.
Un bon niveau d'oméga 6
Les Français consomment une quantité adéquate d'oméga 6, se situant à 3,9 % de leur alimentation, proche de l'apport recommandé de 4 %. Ce résultat est attribuable à l'utilisation fréquente de l'huile de tournesol dans les préparations alimentaires. En revanche, cette bonne nouvelle contraste avec la situation des oméga 3, présents principalement dans l'huile de colza et les poissons gras.
Le manque alarmant d'oméga 3
Une enquête récente révèle que 98,8 % des Français ne consomment pas suffisamment d'oméga 3. Le ratio idéal d'oméga 6 à oméga 3 devrait être inférieur ou égal à 5, alors qu'il est actuellement de 9,6. Ce déséquilibre est souvent attribué à une surconsommation d'oméga 6, mais il est en réalité dû à une insuffisance d'oméga 3. Il est crucial d'augmenter leur consommation, car le corps ne peut pas les synthétiser. Les aliments sources, tels que l'huile de colza et les poissons gras, sont indispensables.
Adopter les bons réflexes alimentaires
Pour combler les besoins en oméga 3, il est recommandé d'atteindre un apport quotidien de 2 à 2,5 g d'acide alpha-linolénique (ALA). Cela peut être réalisé en consommant 1 cuillère à soupe d'huile de colza et 5 noix. Pour obtenir 250 mg de l'acide eicosapentaénoïque (EPA) et de l'acide docosahexaénoïque (DHA), il suffit de manger une moitié de boîte de sardines ou du saumon.
Éviter les acides gras saturés
Les acides gras saturés, présents dans les produits d'origine animale et certains types d'huiles, représentent 14,4 % de l'apport journalier des Français, au-dessus de la limite recommandée de 12 %. Pour rectifier ce déséquilibre et répondre aux besoins en oméga 3 et 9, il est conseillé de diversifier les huiles utilisées, en incluant l'huile de colza et d'olive, tout en réduisant les produits laitiers. Ces recommandations se basent sur des données scientifiques recueillies par des experts comme le docteur Stéphane Pasteau pour l'ONIDOL, afin de mieux comprendre la consommation alimentaire française.







