Thon, surimi, rillettes ou terrines de poisson : l'association 60 millions de consommateurs a passé au crible plus de 130 produits de la mer. Leurs découvertes révèlent que, dans ce secteur, la qualité varie considérablement.
Thon en conserve : un constat alarmant
Dans son édition de mai 2016, l'association s'interroge : "Tout est-il vraiment bon dans le poisson ?" Bien que souvent perçu comme un aliment sain en raison de ses apports en phosphore, iode et zinc, le poisson est de plus en plus consommé sous des formes transformées, comme les terrines ou les conserves.
En analysant 15 conserves de thon, l'enquête met en lumière une contamination par les métaux lourds. Tous les échantillons contiennent au moins du mercure, de l'arsenic et du cadmium, avec des niveaux variables selon les marques. Cependant, les conserves de thon de Leader Price et de Carrefour sont saluées pour leur qualité, associée à une contamination relativement faible.
En ce qui concerne les sushis, les experts recommandent ceux au thon, préférant la fraîcheur à celle des sushis au saumon, jugée parfois insuffisante. Les analyses des filets de poisson, comme le cabillaud, montrent quant à elles des résultats encourageants : les échantillons frais et surgelés respectent tous les normes de qualité. En revanche, parmi les noix de saint-Jacques surgelées, cinq d'un échantillon de douze sont artificiellement gonflées à l'eau, une pratique déjà dénoncée par les autorités.
Surimi : un produit en mutation
Le surimi, souvent critiqué, semble néanmoins bénéficier d'améliorations significatives. De nombreuses marques s'engagent à réduire les additifs et à mettre au moins 50 % de poisson dans leurs recettes. Cependant, parmi les options les moins chères, certains surimis déçoivent en ne contenant que 20 % de poisson de piètre qualité, agrémentés de farines, huiles, sucres, sel et colorants divers, comme l’indique 60 millions de consommateurs.







