Une étude clinique récente menée au Royaume-Uni met en lumière une vérité surprenante concernant les régimes. En effet, suivre un régime riche en aliments peu transformés peut doubler vos chances de perdre du poids par rapport à un régime à base de produits ultra-transformés, même si ce dernier respecte les recommandations officielles.
Moins transformés, plus efficaces : l'étude britannique dévoile le secret d'une perte de poids réussie.
Le secret d'une silhouette fine : la transformation des aliments
La recherche menée sur 55 adultes en surpoids ou obèses a révélé que ceux qui adoptaient un régime composé d'aliments peu transformés ont perdu le double de poids par rapport à ceux qui consommaient principalement des produits ultra-transformés. Publiée dans Nature Medicine le 4 août 2025, l'étude a fait passer les participants par deux types de régimes en alternance : un basé sur des aliments ultra-transformés et l'autre sur des aliments minimalement transformés, en conformité avec les recommandations du Eatwell Guide britannique.
Des résultats frappants en faveur des aliments peu transformés
Les résultats ont été édifiants : les participants suivant un régime peu transformé ont perdu en moyenne 2,06 % de leur poids corporel en huit semaines, contre seulement 1,05 % pour ceux ayant consommé des aliments ultra-transformés. Cette différence, confirmée par une analyse statistique (P = 0,024), s'explique également par une réduction significative des apports caloriques : 289,9 kcal de moins par jour pour le régime peu transformé, contre 119,5 kcal pour le régime ultra-transformé. Si ces tendances se maintenaient sur une année, il pourrait y avoir une perte équivalente à 13 % de poids chez les hommes et 9 % chez les femmes.
"Les participants dont le régime contenait moins d'aliments transformés ont indéniablement vu leur poids diminuer plus rapidement, suggérant que réduire la consommation d'aliments transformés est bénéfique pour maintenir une santé optimale."
Des bienfaits au-delà du poids
En parallèle de la perte de poids, l'étude a observé une réduction notable de la masse grasse parmi les participants suivant le régime peu transformé : une perte de 0,98 kg contre des changements minimes dans le groupe ultra-transformé. D'autres mesures corporelles telles que la graisse viscérale et le pourcentage de masse grasse ont également montré des améliorations significatives chez ceux qui consommaient moins d'aliments transformés.
Ce régime a permis un meilleur contrôle des envies, en particulier pour le sucre et le salé, ainsi qu'une plus grande résistance face à ces aliments appétissants. Cependant, il convient de noter qu'aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant certains marqueurs biologiques tels que la glycémie, le cholestérol ou la tension artérielle, à l'exception d'une baisse des triglycérides dans le groupe peu transformé.
Les chercheurs concluent que, bien que les deux régimes respectent les directives nutritionnelles, le degré de transformation des aliments demeure un facteur déterminant. L'effet positif du régime peu transformé pourrait découler d'une valeur calorique plus faible, d'une texture plus rassasiante et de saveurs moins addictives, favorisant ainsi une meilleure régulation de l'appétit.







