Une enseigne de supermarché néo-zélandaise a lancé un chatbot qui génère des recettes. Problème : certaines sont carrément dangereuses !
Ouvrir son réfrigérateur dans l'attente d'une idée de plat peut parfois s'avérer déconcertant. Pour pallier ce manque d'inspiration, une chaîne de supermarchés a mis en place une Intelligence Artificielle dédiée à la cuisine. Ce service est conçu pour proposer des recettes selon les ingrédients que vous avez à disposition. Une idée astucieuse qui, hélas, a rapidement révélé un autre visage.
des recettes farfelues aux conséquences inquiétantes
Depuis quelques semaines, les nouvelles concernant les intelligences artificielles fusent. Cette fois-ci, c'est Pak'n'Save, un supermarché de Nouvelle-Zélande, qui a fait parler de lui. Leur chatbot, nommé Savey Meal, tire parti d'une technologie de pointe, Chat GPT 3.5, pour générer des suggestions culinaires basées sur une liste d'ingrédients fournie par les utilisateurs.
Le fonctionnement est simple : il suffit de saisir les aliments disponibles dans votre réfrigérateur ou votre garde-manger, et la plateforme vous délivrera une recette correspondante. Cependant, certains utilisateurs ont signalé que le chatbot avait parfois proposé des choix pour le moins étranges. "Un sauté de légumes oreo" et autres compositions douteuses ont piqué la curiosité des internautes, qui ont alors décidé de tester les limites de l’IA.
des mélanges inquiétants délaissés par les utilisateurs
Les recommandations du chatbot incluaient des mocktails à base d'eau de Javel ou encore des sandwichs garnis de fourmis. Ces suggestions, au lieu d'amuser, ont soulevé des inquiétudes concernant la sécurité alimentaire. Parmi les mélanges farfelus, on retrouvait également un concoction à base de chlore gaspillé, potentiellement mortelle, ainsi qu'un pain perdu à la térébenthine, un solvant nocif.
Suite à la polémique, des porte-paroles de Pak'n'Save ont exprimé leur désapprobation : "Une minorité a utilisé l'outil de manière inappropriée, en s'éloignant de son but initial". Ils ont rappelé que l'utilisation du bot est limitée aux personnes de plus de 18 ans et ont confirmé qu'une révision de l’outil était nécessaire pour éviter de nouvelles recommandations dangereuses.







