Les "Early Dinner" représentent une nouvelle tendance en France, où de plus en plus de citoyens optent pour des repas plus précoces. Cette habitude, encouragée par de nombreux restaurateurs, est perçue comme bénéfique pour la santé. Un nutritionniste nous éclaire sur ce sujet.
Un restaurateur parisien témoigne : "Il fut un temps où je refusais de servir des tables en début de service. Aujourd'hui, j'entends plutôt 'Pourquoi pas ?'", partage-t-il avec nos confrères de La Tribune.
Ce changement s'observe également chez beaucoup d'autres Français, qui s'éloignent des habitudes des pays du sud comme l'Espagne. En revanche, les dîners précoces sont courants dans des pays comme les Pays-Bas, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
Dîner tôt pour améliorer digestion et sommeil
Raphaël Gruman, nutritionniste, insiste sur les bienfaits d'un dîner anticipé pour le système digestif. En prenant un repas avant 20h, on accorde davantage de temps à la digestion avant de se coucher. Il souligne que l'idéal est d'attendre 2 à 3 heures après avoir mangé. La digestion optimale exige une position debout ou assise, pas allongée.
Une meilleure digestion contribue aussi à un sommeil de qualité. "On dort mieux lorsque la digestion est terminée", précise Raphaël Gruman. En effet, se coucher après avoir mangé peut engendrer des reflux gastriques et des brûlures, nuisant ainsi au repos. De plus, la digestion étant énergivore, dîner plus tôt favorise un endormissement apaisé.
Dîner tôt : un atout pour la gestion du poids
Outre le confort digestif, dîner plus tôt peut faciliter la perte de poids, explique le nutritionniste. En prolongeant le jeûne entre le dîner et le petit-déjeuner à plus de 11 heures, le taux d'insuline diminue dans le sang. Parallèlement, la sécrétion de l'hormone de croissance augmente, aidant ainsi à libérer les acides gras dans la circulation, favorisant la réduction de la masse graisseuse.
À l'inverse, dîner tard serait associé à une prise de poids. Cette habitude pourrait également entraîner des niveaux plus élevés d'insuline, de glycémie, de cholestérol et de triglycérides, augmentant les risques de maladies chroniques, telles que le diabète de type 2.







