Une étude récente menée par des chercheurs américains révèle un intérêt croissant des consommateurs pour une nouvelle catégorie de produits alimentaires, fabriqués à partir d'ingrédients destinés à être jetés.
Environ un tiers de la nourriture produite dans le monde n'est jamais consommée. Cette situation est alarmante, car de nombreux ingrédients se retrouvent dans nos poubelles, qu'ils proviennent des cuisines des foyers ou des usines. De plus, des produits parfaitement comestibles, souvent jugés peu attrayants, ne parviennent pas à atteindre les rayons des supermarchés. Cette précarité alimentaire est d'autant plus préoccupante dans un contexte où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'UNICEF rapportent qu'en 2016, 815 millions de personnes souffraient de la faim, soit une augmentation significative par rapport à l'année précédente.
Le terme « recyclé », mieux perçu par les consommateurs
Une équipe de l'Université de Drexel a décidé d'étudier la disposition des consommateurs à acheter des produits à base d'aliments gaspillés. Les résultats, publiés dans le Journal of Consumer Behavior, montrent une acceptation encourageante.
Les chercheurs ont évalué trois facteurs clés influençant les décisions d'achat : la description du produit, l'étiquette et les bénéfices perçus pour soi et pour autrui. Les participants ont été exposés à trois types de produits : conventionnels, biologiques et « recyclés ». L'évaluation des produits « recyclés » a révélé qu'ils étaient considérés comme ayant un impact environnemental positif, bien qu'inférieur à celui des produits biologiques.
Les attentes des consommateurs face aux produits recyclés
Pour approfondir l'étude, les chercheurs ont élaboré et testé huit étiquettes de produits, telles que recyclés, améliorés, récupérés, etc. L'étiquette la plus appréciée s'avère être « recyclés », suivie de « retraités ». Lors d'un test final, les participants ont souligné que consommer des produits « recyclés » constituait un bénéfice supérieur pour la société que pour eux-mêmes.
L'étude met ainsi en lumière un potentiel énorme d'acceptation de ces nouveaux produits alimentaires. Les auteurs soulignent que l'utilisation d'aliments gaspillés pourrait contribuer à nourrir davantage de personnes, générer des emplois et réduire l'impact environnemental lié au gaspillage des ressources.







