Des niveaux préoccupants de toxines résistantes ont été détectés dans des fruits de mer le long des côtes américaines. Les résultats d'une étude montrent que les autorités doivent agir pour mettre en place des directives strictes en matière de sécurité alimentaire.
Une recherche menée par le Dartmouth College souligne que la consommation croissante de fruits de mer expose les consommateurs à des substances chimiques appelées PFAS, également connues sous le nom de "produits chimiques éternels". Ces toxines créées par l'homme persistent dans l'environnement et peuvent présenter des risques pour la santé.
Toxines omniprésentes dans les fruits de mer
Publiée dans la revue Exposure and Health, l'étude a confronté les niveaux de PFAS présents dans des échantillons de fruits de mer frais à des habitudes alimentaires au New Hampshire, un des États américains les plus friands de fruits de mer. Les chercheurs ont utilisé des données locales pour évaluer les sources et l'impact des PFAS.
Ces substances chimiques sont liées à divers problèmes de santé, notamment des cancers, des anomalies fœtales et des troubles thyroïdiens. Elles s'accumulent dans l'environnement, touchant les sols, les eaux, et la faune, ce qui laisse présager une exposition généralisée de la population.
Des crevettes et des homards en tête de liste
Lors de l'étude, les chercheurs ont examiné 26 types de PFAS dans plusieurs espèces marines populaires, telles que le cabillaud, le saumon et le homard. Les échantillons, achetés frais sur les marchés du New Hampshire, ont révélé que les crevettes et les homards contenaient les taux de PFAS les plus élevés. D'autres espèces étaient généralement en dessous d'un nanogramme par gramme, mais l'origine des contaminants dans la chaîne alimentaire marine reste complexe.
Consommation liée aux revenus
Une enquête complémentaire a révélé que 95 % des adultes du New Hampshire avaient consommé des fruits de mer au cours de l'année passée. Plus de 60 % des répondants dont le revenu était inférieur à 45 000 dollars consommaient des fruits de mer au moins une fois par semaine, tandis que les ménages plus riches en mangeaient moins souvent. Selon Kathryn Crawford, auteure principale de l'étude, il est impératif d'établir des lignes directrices pour protéger les groupes vulnérables des effets des polluants.







