On entend souvent qu'il est préférable de s'hydrater avant ou après le repas pour éviter des problèmes de digestion. Mythe ou réalité ? Éclairage avec des professionnels de santé.
Face à la déshydratation, le réflexe est de boire, avec une recommandation d'un litre et demi à deux litres d'eau par jour. Cependant, lors des repas, beaucoup hésitent à remplir leur verre, craignant des ballonnements. Mais l'eau et la nourriture font-ils vraiment mauvais ménage ?
Un allié digestif
Le gastro-entérologue Olivier Spatzierer souligne qu'aucune étude scientifique ne confirme l'idée que boire pendant le repas nuise à la digestion. «L'idée que l'eau dilue les sécrétions digestives et gêne la digestion est un mythe», affirme-t-il. En réalité, le corps s'adapte parfaitement aux variations d'hydratation.
D'après la médecin nutritionniste Alexandra Dalu, boire de l'eau pendant le repas favorise la digestion en ramollissant le bol alimentaire et en régulant l'acidité de l'estomac. Elle précise que ce geste incite à manger plus lentement, favorisant une meilleure mastication et un meilleur contrôle de la sensation de satiété.
Une boisson qui rassasie
Pour ceux inquiets des ballonnements, il est à noter que boire en mangeant peut signaler au cerveau que l'on est rassasié. «L'hydratation active les récepteurs de plénitude de l'estomac», précise Dalu. En consommant deux grands verres d'eau avant chaque repas, on peut atténuer la sensation de faim, ce qui est particulièrement utile pour éviter le grignotage.
Quelle eau privilégier ?
Il est essentiel de choisir la bonne eau à table. Si l'eau du robinet n'est pas disponible, optez pour de l'eau en bouteille riche en minéraux tels que calcium, bicarbonate ou magnésium, qui facilitent la digestion. Préférez l'eau plate si vous êtes sujet aux ballonnements et évitez les boissons trop froides qui peuvent déranger la digestion. Une fois ces recommandations appliquées, profitez de votre repas et n'oubliez pas de trinquer !
(1) 100 idées reçues qui nous empêchent d'aller bien, préface de Teddy Riner, écrit par Alexandra Dalu (Éd. Leducs.), 5,35 euros.







