Un extrait de champignon shiitaké pourrait ralentir la progression de la fibrose hépatique, révélant ainsi des implications significatives pour la santé du foie, comme l'indique une récente étude.
La fibrose hépatique, caractérisée par une accumulation anormale de tissu cicatriciel dans le foie, se développe suite à des dommages répétés à l'organe. Bien qu'elle soit souvent asymptomatique, elle peut évoluer vers une cirrhose du foie, une maladie potentiellement mortelle. Dans une étude publiée dans la revue American Journal of Physiology-Gastrointestinal and Liver Physiology, des chercheurs japonais ont mis en lumière les effets de l'extrait de shiitaké sur cette pathologie en montrant qu'il peut inhiber l'activation des cellules stellaires responsables de la fibrose.
Une étude sur des rongeurs prometteuse
Les scientifiques ont administré de l'AHCC (Active Hexose Correlated Compound), un extrait dérivé du shiitaké, à des souris. Les résultats indiquent une inhibition efficace des cellules stellaires hépatiques, potentiellement responsables de la progression vers la cirrhose. Dr Hayato Urushima, professeur à l’Université métropolitaine d’Osaka, précise : « Nous souhaitons mener des essais cliniques pour confirmer l'efficacité de l'AHCC chez les patients atteints de fibrose hépatique pour établir des preuves scientifiques solides. »
La fibrose et la cirrhose : un lien alarmant
Lorsqu'une fibrose est identifiée et traitée suffisamment tôt, il existe une possibilité de réversibilité. Cependant, après une exposition prolongée à des lésions, le dommage devient permanent. La formation de tissu cicatriciel peut compromettre la fonction hépatique. Chaque année, en France, entre 200 000 et 500 000 personnes sont affectées par la cirrhose, selon l'Inserm. Dans la majorité des cas, l’alcoolisme est la principale cause, mais d'autres facteurs, comme les hépatites virales ou la stéathopathie non alcoolique, jouent également un rôle. On estime que la cirrhose est responsable de 16 000 décès annuels en France.







