Souvent critiqués pour leur richesse calorique, les fast-foods se retrouvent en réalité en concurrence avec les restaurants traditionnels, dont les plats peuvent parfois être encore plus caloriques. Deux études récentes publiées dans le British Medical Journal le 12 décembre mettent en lumière cette tendance inquiétante.
Des portions généreuses et des ingrédients riches
Les recherches montrent que les repas des restaurants traditionnels affichent des portions souvent trop grandes, enrichies en sucres et en graisses. Cela explique pourquoi les établissements à la carte surpassent en moyenne les fast-foods sur le plan calorique. Ainsi, selon la première étude britannique, l'analyse des 13 500 plats de 27 chaînes de restaurants a révélé qu'un plat principal dans un fast-food contient en moyenne 751 calories, alors que ce chiffre atteint 1 033 calories dans les restaurants traditionnels. À peine 11 % des services complets respectent la limite recommandée par Public Health England de 600 calories par repas.
Une seconde étude, menée sur 116 restaurants dans des pays tels que le Brésil et la Chine, a comparé les repas les plus commandés, révélant que les fast-foods proposaient en moyenne 809 calories, tandis que les restaurateurs traditionnels offraient des plats à 1 317 calories, soit une différence de 33 % avec un surplus notable de calories.
La nécessité d'afficher les informations nutritionnelles
Eric Robinson, directeur de l'étude britannique, souligne que les restaurants ont tendance à servir des plats excessivement riches en calories. Il explique : "L'environnement alimentaire actuel encourage une consommation caloriquement excessée." Une discussion est en cours en Grande-Bretagne pour obliger les restaurants à afficher les calories de leurs plats, une mesure déjà en application chez les fast-foods.
Cependant, les résultats de ces études, bien qu’informatifs, ne permettent pas de tirer de conclusions définitives et ne prennent pas en compte les apéritifs, les boissons, les desserts ou les extras, qui pourraient également influencer l’apport calorique global lors d’un repas. Une compréhension approfondie de ces enjeux est essentielle pour guider des politiques de santé publique adaptées.







